01 mai 2011
Les funérailles des nations
On ne peut être qu' halluciné par le matraquage médiatique infâme, à la limite du harcèlement, distillé par nos médias au sujet du mariage d'un prince étranger. Je me demande si même en Angleterre les médias ont autant matraqué à ce sujet. Pourquoi me direz vous, accorder autant d'importance à une monarchie dont la plupart des sujets ne peuvent nous voir en peinture et dont la grande majorité de nos compatriotes se contrefoutent? C'est à un point que l'attentat du Maroc, pourtant extrêmement grave et qui a fait de nombreux morts est passé au second plan! A noter qu'on ne parle pratiquement pas du prochain mariage du prince de Monaco. La raison en est simple, presque une raison d'état. Elle obéit à un processus en route depuis des années au niveau mondial. Un processus qu'on peut voir à plusieurs niveaux. Ainsi, récemment, notre ministre de l'éducation a décidé d'inculquer l'anglais à nos enfants dès l'âge de trois ans, alors que bon nombre d'élèves ne maîtrisent même pas le français arrivés en sixième! On peut le voir depuis des années dans les spots de pub avec des bandes son chantées en anglais pour promouvoir des produits qui n'ont rien d'anglo-saxons et dont les paroles n'ont rien à voir avec le produit. Des séries télé francophones accompagnées de chansons anglophones dont les paroles n'ont là encore rien à voir avec l'action. Bientôt vous verrez que les séries américaines ne seront plus doublées pour des raisons de rentabilité. On en voit le résultat dans certains pays scandinaves où les films ne sont pas doublés et où les langues nationales sont en train de disparaître! C'est le processus de la mondialisation qui vise à imposer la culture dominante, à faire disparaître les différentes cultures pour créer un consommateur unique au quatre coins de la planète. Un individu docile, formaté par la world company. Quand vous prônez la défense des identités nationales, on vous traite de fasciste. Comme si la défense d'un patrimoine, de son intégrité avait quelque chose de politique. Le grand lavage de cerveau subliminal est en marche. Rien ne pourra l'arrêter. Céline aurait eu cette phrase prophétique: "Nous disparaîtrons corps et âme de ce territoire, comme les gaulois..."
12 décembre 2010
La pluie fantôme
Suite aux messages que je reçois depuis la parution de "La pluie fantôme", je me sens obligé d'apporter quelques précisions. Tout d'abord sachez que je n'ai pas piqué ça sur Wikileaks et que je ne connais pas Julian A. et ses potes. Mais pas question pour moi de lever l'ambiguïté du résumé qui l'accompagne, même si officiellement ceci est un roman dont je suis l'auteur, d'autant que certaines contre-vérités, notamment dans les procédures judiciaires décrites sont anachroniques et relèvent donc de la fiction. Cependant, il se pourrait (Je parle bien au conditionnel), Qu'en 2007 en Mauritanie, j'aurais fait la connaissance d'une mystérieuse franco-canadienne quadragénaire à la recherche des traces d'un père encore plus mystérieux qu'elle n'aurait jamais connu, et que du coin de sa longue chevelure noire, elle m'aurait confié un secret entre deux dunes. Ainsi, elle m'aurait raconté une bien troublante histoire vieille de 50 ans. Quelques mois plus tard, on se serait retrouvé au Portugal (elle ne voudrait surtout pas revenir en France) où elle m'aurait remis une liasse de feuilles jaunies tapées à la machine. Quelle n'aurait pas été ma surprise en m'apercevant qu'il s'agit de documents top-secrets promis à la destruction. Elle m'aurait expliqué que sa mère, une certaine Thérèse Perlain ex-avocate franco-canadienne, lui aurait donné sur son lit de mort en réponse à ses interrogations concernant son père, qu'elle aurait piqué ça en 1976 avant de fuir avec elle vers le Québec, d'où elle serait originaire. Thérèse Perlain se serait éteinte en Gaspésie en 1998 des suites d'un cancer. Elle m'aurait confié le doc tout en m'interdisant d'en faire une copie avec la promesse de lui rendre. Je l'aurais restitué à l'une de ses amies, de passage à Paris, en août 2009. Entre temps, à la lecture de ce document, aurait germé chez moi l'idée d'en faire un roman. Maintenant, vous êtes pas obligé de me croire...
19 août 2010
Le bal des médiocres
C'est trop marrant cette nostalgite aiguë autour des années 80 en ce moment à la télé. Les années 60 c'est trop loin, alors on nous ressort un nouvel "Age d'or". A ce propos on entend toutes sortes de conneries: "Années 80 = années frime, années fric". Je sais pas où ils ont vu de la thune dans ces années là, mais moi j'en avais pas et mon entourage non-plus. Pour nous les jeunes, c'était déjà le chômage de masse, la violence, la délinquance, les problèmes dans les banlieues, avec au dessus de tout ça, la grande escroquerie du mitterrandisme. Alors bien entendu il y' avait la frime chez certains, mais derrière il n'y avait rien ou presque. Comme les keupons par exemple: Des super-rebelles me direz vous. Point du tout! C'était presque tous des petits bourges qui voulaient se donner un genre. Quant à la musique, aujourd'hui on prend des groupes comme U2 ou The cure comme référence de ces années-là. Pourtant, à l'époque ces groupes là étaient quasiment absents des radios ou des télés à part quelques émissions tard le soir. Les médias préféraient nous abrutir avec du disco italien complètement infâme. Si il y' a bien quelques exceptions, culturellement ces années-là étaient d'une médiocrité sans équivalent. Il suffit de voir la gueule des bagnoles de cette période ( Aussi moches que peu fiables) pour se faire une idée. Quant à la jeunesse... Si les jeunes des années 60 on voulu changer la vie, et on échoué parce que trop de came , d'idéologie et d'idéalisme, ceux des années 80 se sont distingués en étant plus réac que leurs parents sur tous les points! Alors vous me direz que maintenant c'est pas mieux, voir pire. C'est vrai. Mais il faut voir que toutes les choses immondes de notre époque comme la télé-réalité, la politique spectacle et j'en passe, ont germé sur ce gros fumier qu'a été les années 80. A partir de cette époque, les "copains" et les "fils de" ont commencé à remplacer les gens travailleurs et talentueux pour aboutir a ce grand bal des médiocres que nous connaissons de nos jours. Alors pourquoi tant de gens ont malgré tout la nostalgie de cette époque? Probablement le fait que plus une période est lointaine, plus on a tendance à ne garder que le meilleur, aussi ténu soit-il. Mais quand on creuse bien nos méninges, quel traumatisme l'adolescence! On s'y suicidait tout autant que de nos jours. Quelle claque, quand on s'aperçoit que les filles, loin des clichés qui leur collent une image fragile et romantique, sont des créatures fourbes et d'une cruauté sournoise insupportable (Eh oui! Les femmes sont des hommes comme les autres! Ah c'est con ça!). Quand aux premières expériences sexuelles, quel désastre... Quand je bois une bière, de la même marque que celles que je buvais en cachette avec les copains dans ces années-là, je repense à cette époque, et je lui trouve soudain un goût amer...
